Psychologie de Marx et de Zhuangzi Philosophie de Marx et de Zhuangzi · Chacun possède déjà en soi toutes les ressources nécessaires

Série sur le soi et la psychologie

Les courbes individuelles de l’énergie et du degré de conscience

I. Unité du cœur et de l’esprit
Énergie : corps et psychisme ; degré de conscience : esprit.
La répartition des rôles et leur articulation ressemblent à celles du pilote et du copilote, ou du chauffeur et du patron.
II. Les lois des fluctuations
Les fluctuations de l’énergie et du degré de conscience sont comme l’eau : leurs montées et leurs baisses suivent certaines lois, sans être entièrement prévisibles.
Réguler les pics et les creux d’énergie : quand l’énergie est basse, se rappeler cette confiance paisible du moi profond que l’on éprouve quand l’énergie est haute ; prendre conscience des nombreux comportements qui gaspillent l’énergie, cesser de se démener en vain, de vouloir apporter du réconfort à tout le monde et sauver les autres. Quand l’énergie est moyenne, mais qu’on ne peut s’empêcher de sombrer dans une grande arrogance, dans l’avidité, la colère, l’illusion et les fantasmes, se rappeler les moments de basse énergie.
Parfois, l’énergie est moyenne et le degré de conscience faible ; parfois, l’énergie est basse et le degré de conscience élevé. Il arrive aussi que l’énergie et le degré de conscience soient tous deux élevés, ou tous deux faibles.
III. L’influence réciproque de l’énergie et du degré de conscience
Une énergie durablement élevée, une énergie durablement basse, ou encore des passages rapides d’une énergie haute à une énergie basse : ces différentes situations peuvent favoriser l’élévation du degré de conscience.
On peut envisager de noter chaque jour son niveau d’énergie et son degré de conscience.
À force de dépenses d’énergie, de conflits intérieurs et d’activité incessante, on accumule sans s’en rendre compte beaucoup de tensions, de stress et de cortisol, tout en entamant largement ses réserves positives. On se lance toujours à corps perdu dans l’action, on s’agite. Jusqu’à l’épuisement, jusqu’à l’effondrement.
Un apport positif et nourrissant sur la durée, la sérotonine, les endorphines, l’ocytocine, la dopamine, etc., constituent la base biochimique du bonheur et de la joie.

Un schéma récurrent de ces dernières années :
Dans les périodes de basse énergie, la prise de conscience permet parfois une percée, la création d’une œuvre ; des retours arrivent, puis l’énergie remonte à un niveau moyen.
Mais une fois l’énergie remontée, l’avidité, la colère, l’illusion, les fantasmes et les idées fixes ressurgissent ; l’agitation et l’auto-exploitation reprennent, puis le degré de conscience et l’énergie baissent à nouveau. Au fil de ces fluctuations, il arrive que le degré de conscience soit élevé et que le moi profond soit paisible.
C’est le schéma classique de ces dernières années.
Après une période de basse énergie, l’énergie se rétablit et remonte ; dès qu’elle atteint un niveau moyen, impossible de s’empêcher de s’emballer. De céder à l’avidité, à la colère et à l’illusion, de parader, de vouloir sauver les autres. Une oscillation entre dépression narcissique et exaltation narcissique, une maniaco-dépression narcissique.